Le ratio des naissances est de 123 garçons pour 100 filles, en 200516. C'est en grande partie une conséquence de la limitation des naissances. Les garçons sont considérés comme plus avantageux économiquement dans les zones rurales, et par ailleurs, la tradition veut que les parents soient à la charge de leur fils une fois vieux, tandis que la fille s'occupe surtout des parents de son mari. Dès lors, avoir au moins un garçon est très important. Ceci a entrainé de nombreux abandons et infanticides de filles17, et plus récemment le recours à l'avortement sélectif, interdit en théorie. Il existe de nombreux orphelinats pour les enfants abandonnés, mais seuls 2 % d'entre eux ne trouvent pas de parents adoptifs, et restent à l'orphelinat jusqu'à l'âge adulte[réf. nécessaire]. La République populaire de Chine a institué un programme permettant les adoptions internationales, mais celui-ci n'a qu'une faible incidence sur le nombre d'adoptions actuellement. De plus, il a été fortement limité en décembre 2006.[réf. nécessaire]
En 2010, la politique de contrôle des naissances a eu pour conséquence observable un ratio de 119 garçons nés pour 100 filles, largement au-dessus de la moyenne naturelle (103 à 107 pour 100)18. Ce déséquilibre entre les sexes a pour conséquence la mise en place de trafic humain dans le cadre de la prostitution en Chine. Dans la province du Yunnan des dizaines de femmes ont pu être libérées avant d'être vendues à des réseaux mafieux de la prostitution. Elles étaient destinées à alimenter les lieux de prostitution comme esclaves sexuelles dans les centres urbains de l'Asie du Sud-Est. D'autres femmes devaient rejoindre Taïwan afin de s'y marier19,20.
Le chef adjoint des services d'enquêtes sur les crimes indique qu'entre 30 000 et 60 000 enfants disparaissent chaque année en Chine sans pouvoir indiquer toutefois le pourcentage attribué au trafic humain. En août 2009, le ministère chinois de la Sécurité publique a mis en place un programme pilote destiné à informer les populations migrantes de ce trafic21. Le gouvernement de la République populaire de Chine tente de réduire le problème à travers des campagnes de sensibilisation via le planning familial, mettant en valeur le rôle des filles, mais également en interdisant le diagnostic de sexe prénatal.
Ethnies[modifier | modifier le code]
La République populaire de Chine est un État multiethnique composé de cinquante-six ethnies dont l'ensemble forme la « Nation chinoise » (???? Zhonghuá mínzú). L'égalité en devoirs et en droits de toutes ces ethnies est inscrite dans l'article quatre de la Constitution : « toutes les nationalités dans la République populaire de Chine sont égales. L'État protège les droits légitimes et les intérêts des ethnies minoritaires, il garantit et développe l'égalité, l'unité et l'assistance mutuelle entre toutes les ethnies de Chine. La discrimination et l'oppression des ethnies sont interdites. Tout acte qui menace l'unité des ethnies ou qui promeut la division est interdit22. »
Hans[modifier | modifier le code]
Les Hans, largement majoritaires, représentent 92 % de la population. Cette ethnie est relativement hétérogène, et peut être également appréhendée comme un vaste ensemble de coutumes partageant des caractéristiques culturelles et linguistiques proches (en particulier la grammaire).
Minorités visibles[modifier | modifier le code]
La République populaire de Chine reconnaît l'existence de cinquante-cinq ethnies en plus des Hans au sein de la nation chinoise. Elles sont constituées de citoyens chinois ayant une langue maternelle ou une culture non-han23. D'après l’article quatre de la constitution de la République populaire de Chine, « les personnes de toutes les ethnies sont libres d'utiliser et de développer leur propre langue parlée et écrite ainsi que de préserver ou réformer leurs propres us et coutumes. ». L’article 23 de la loi sur l'autonomie des régions ethniques dispose que « lors du recrutement des cadres ou des ouvriers dans les entreprises ou dans les établissements d'une région autonome, les personnes des minorités nationales sont choisies en priorité. Le personnel peut même être recruté parmi les minorités nationales de la campagne ou des régions de pâturages, mais l'autorisation du gouvernement populaire de la province ou de la région est nécessaire. » En outre, la loi sur le contrôle des naissances autorise certaines ethnies, notamment au Tibet et dans les régions peu peuplées de l'Ouest, à avoir plus d'un enfant par couple, contrairement aux Hans qui n'ont droit qu'à un seul enfant24. Cependant, certaines minorités se plaignent des différences qu'elles ressentent entre ce que prévoit la loi et son application sur le terrain.
Le cas le plus médiatisé est celui du Tibet. Le gouvernement tibétain en exil et ses sympathisants en Occident y dénoncent un génocide et des mesures discriminatoires, notamment des atteintes à la liberté de religion, une marginalisation culturelle entraînant une marginalisation économique, ou la loi autoritaire sur le contrôle des naissances malgré les aménagements spécifiques25,26. Bien que moins médiatisé, un sentiment équivalent existe chez les Ouïghours musulmans du Xinjiang, qui se considèrent victimes d'une domination han27, et tolèrent mal la loi sur le contrôle des naissances malgré les aménagements spécifiques et la procédure d'avortement en cas d'infraction à la loi, des atteintes à la liberté religieuse et culturelle, et la politique de peuplement vers l'Ouest qu'ils considèrent comme une colonisation han28.
D'après le gouvernement de la République populaire de Chine, ce type d'affirmations est le fait de mouvements qu'il qualifie de « séparatistes ». Il dénonce le gouvernement tibétain en exil dirigé par le quatorzième dalaï-lama29. Il s'oppose aussi au mouvement d'indépendance du Turkestan oriental et le mouvement islamique du Turkestan oriental est accusé d'avoir fait usage de moyens terroristes et violents30. L'État les accuse de fournir les Chinois qui s'entraînaient dans les camps d'Al-Qaida en Afghanistan entre autres en vue de participer à un jihad31, démenti par ce mouvement32. Les cinquante-cinq groupes non-hans totalisent, en 2008, plus de 100 millions de citoyens, l'équivalent de la population du Mexique.
« Économie socialiste de marché »[modifier | modifier le code]
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Kamis, 13 Februari 2014
Cependant, certaines minorités se plaignent des différences qu'elles ressentent entre ce que prévoit la
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